Nouveau nom pour le Libra, est-ce synonyme de nouvelle monnaie? Probablement. Mais Facebook à la tête du Diem a certainement pensé que cela aiderait le projet de sa propre crypto monnaie.


« Carpe Diem » il faut surtout saisir l’instant présent mais pas que!

Libra a reçu beaucoup de commentaires plutôt  négatifs de la part des régulateurs du monde entier. Ce même projet a maintenant un nouveau nom, avec quelques changements. Diem, comme le proverbe latin « Carpe Diem », qui signifie saisir l’instant présent sans trop attendre de l’avenir. Ce projet “controversé” pour certains, est-il intéressant pour l’instant présent ou plutôt prometteur à l’avenir?

D’une part, le timing est parfait pour un tel projet. La numérisation du monde, accélérée par la crise du Covid 19, a été le moteur de tous les projets techs et digitaux. Il est clair que nous avons affaire pas seulement à une tendance du moment, mais bien plus. 

D’autre part, les grandes entreprises technologiques se rapprochent du monde financier. Et le secteur financier se tourne vers la technologie. Si vous regardez la liste des plus grandes entreprises des États-Unis, vous verrez que les secteurs de la haute technologie et de la finance sont les plus importants. Et chaque entreprise a un projet Fintech. Les consommateurs font de plus en plus d’achats en ligne, et l’avenir sera très numérique. Les grandes entreprises ont reconnu ce modèle et s’y préparent.

 

 

 

La popularité croissante du bitcoin, des crypto-monnaies et de la technologie des chaînes de blocs (la blockchain) en général n’est pas un hasard.


Les investisseurs voient le secteur de la cryptomonnaie comme une ramification de la révolution fintech. Le bitcoin se développe, mais pas pour les raisons que pensent de nombreux adeptes du bitcoin. Il devient déjà clair que les investisseurs institutionnels qui investissent dans Bitcoin ne le font pas pour promouvoir une utopie libertaire ou un standard Bitcoin. Dans le contexte du fondamentalisme du marché libre, il est clair qu’il ne s’agit pas d’abolir le dollar, de mettre fin à la banque centrale ou de séparer le gouvernement des entreprises. En d’autres termes, il ne s’agit pas de créer un paradis capitaliste anarchique. Le gestionnaire de fonds institutionnels n’a pas de projet politique en soi. Ce qu’il veut, c’est gagner et faire gagner de l’argent.

 

Diem et Facebook se joignent a la révolution fintech 

En ce qui concerne Diem, Facebook ne veut pas rester à la traîne dans la révolution fintech, Facebook a le pouvoir d’influencer les événements car elle a organisé et fragmenté le monde en petites tribus numériques. En d’autres termes, il est facile d’être un « hors norme » sur l’internet. Croyez-vous que les ovnis existent? Il y a un groupe Facebook pour vous Croyez-vous aux théories de conspiration les plus absurdes jamais entendues ? Eh bien, ce groupe est actif sur Facebook.

 

Une affaire délicate pour le réseau Facebook


La création d’une monnaie privée tel que le Diem est également une affaire très délicate. Surtout dans un monde avec des batailles commerciales. Et plus encore si l’on considère l’immense pouvoir du réseau Facebook. Aujourd’hui, on croit que l’argent devrait être soumis à un contrôle démocratique. Cela peut sembler étrange à une époque de méfiance totale à l’égard des autorités. Cependant, il est important de se rappeler que les gouvernements sont des institutions publiques et que les banques centrales sont des institutions conçues pour servir le public, avec les commissions qu’ils pratiquent c’est bien le strict minimum.

De nombreuses autorités ne considèrent pas le bitcoin comme une monnaie en soi. C’est plutôt comme un “atout ou une marchandise”. Un qui, malgré sa portabilité, est principalement utilisé comme véhicule spéculatif d’après leur dires. Ces mêmes régulateurs vous diront que les Fiats  ne le sont pas, alors qu’à l’heure où vous lisez ces mots ces mêmes régulateurs sont probablement en train d’acheter du diem, ces coins émis par le réseau le plus puissant de la planète.

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